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Peut-on changer de gestionnaire sans fiscalité ?
Oui. Changer de gestionnaire sous mandat est une opération interne au contrat d'assurance-vie : elle ne constitue pas un rachat et ne déclenche donc aucune imposition, quel que soit le montant des plus-values latentes. Le contrat, sa date d'ouverture et ses bénéficiaires restent inchangés. Seul le pilotage de l'allocation change de main.
C'est l'un des avantages majeurs de l'enveloppe assurance-vie : les arbitrages internes, qu'ils soient réalisés par le souscripteur ou à l'occasion d'un changement de gestionnaire, ne sont pas imposables. Dans un compte-titres classique, au contraire, liquider un portefeuille pour changer de gestion entraînerait l'imposition des plus-values. Voir notre guide de la fiscalité de l'assurance-vie luxembourgeoise.
Quels sont les délais pour changer de gestionnaire ?
Le délai pour changer de gestionnaire est le plus souvent de quelques semaines. Il comprend le préavis prévu par la convention de mandat, la signature d'une nouvelle convention entre l'assureur, le nouveau gestionnaire et la banque dépositaire, puis la réorganisation du portefeuille. Les actifs peu liquides peuvent allonger ce délai.
- Demande écrite du souscripteur, transmise à l'assureur, souvent via le conseiller.
- Préavis de l'ancien gestionnaire selon la convention.
- Nouvelle convention tripartite avec le gestionnaire retenu.
- Transfert ou réallocation des titres, en nature lorsque c'est possible, sinon par cession et réinvestissement.
Lorsque la banque dépositaire change également, le transfert des titres entre établissements peut demander un délai supplémentaire.
Quels frais lors d'un changement ou d'une sortie de mandat ?
Un changement de gestionnaire ou une sortie de mandat peut entraîner des frais de transaction lors de la vente et de l'achat de titres, d'éventuels frais d'arbitrage prévus par le contrat et, selon la convention, une commission de surperformance acquise. Il n'y a en revanche pas d'impôt tant que les sommes restent dans le contrat.
Certains contrats prévoient un nombre d'arbitrages gratuits par an, puis un pourcentage plafonné. Les frais de transaction dépendent de la banque dépositaire. Demandez une estimation écrite avant toute opération. Notre page sur les frais réels d'une gestion sous mandat détaille ces postes.
Comment sortir d'un mandat sans racheter son contrat ?
Pour sortir d'un mandat sans racheter son contrat, il suffit de demander le retour en gestion libre ou le passage vers les supports standard de l'assureur. L'encours reste investi dans le contrat, sous la même enveloppe fiscale, et le souscripteur reprend la main sur ses arbitrages. Aucune imposition n'est déclenchée.
Cette option convient au souscripteur qui souhaite réduire ses frais ou gérer lui-même. Elle peut aussi être temporaire : rien n'empêche de revenir plus tard à une gestion déléguée. Si l'encours d'un FID passe sous le plancher de l'assureur, la sortie vers les supports standard peut être imposée faute de versement complémentaire.
Rachat partiel : que se passe-t-il pour la fiscalité ?
Un rachat partiel est un retrait d'une partie de l'épargne du contrat. Seule la quote-part de gains comprise dans la somme retirée est imposable, selon les règles du pays de résidence du souscripteur. Le contrat n'est pas clos : il conserve sa date d'ouverture et donc son antériorité fiscale pour les opérations futures.
Pour un résident français, l'antériorité de plus de huit ans permet de bénéficier d'un abattement annuel sur les gains rachetés. Le rachat partiel n'affecte pas cette antériorité. Il peut être ponctuel ou programmé. Pour comparer avec une avance ou un crédit adossé au contrat, voir le crédit Lombard.
Pour aller plus loin
- Comment choisir son gestionnaire sous mandat et sa banque dépositaire
- Gestion sous mandat pour expatriés et non-résidents
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